Ponts thermiques : où ils se cachent (maisons 1960 à 1980)
Isolation · Maisons 1960 à 1980

Ponts thermiques : où ils se cachent dans une maison des années 60 à 80

Un pont thermique est un endroit où la chaleur trouve un chemin facile vers l'extérieur : un balcon en béton dans la continuité de la dalle, un linteau au-dessus d'une fenêtre, un caisson de store. Les maisons de 1960 à 1980 en sont pleines, et c'est là que se jouent la moisissure et une partie de la facture.

Part des ponts thermiques dans les pertes
jusqu'à 20 %
sur une maison des années 60 à 80 · une isolation bien conçue les supprime, et elle est subventionnée
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Pourquoi cette époque en particulier

Entre 1960 et 1980, on construit vite, en béton, avec de grandes ouvertures et des balcons filants. L'énergie est bon marché, personne ne pense aux pertes. Résultat : des dalles qui traversent le mur pour porter le balcon, des linteaux massifs, des caissons de stores creux au-dessus des fenêtres. Chacun est un raccourci pour la chaleur.

Les cinq classiques

Pont thermiqueComment le reconnaître
Le balcon filantLa dalle du balcon est dans la continuité de celle de l'étage. Le plafond est froid le long de la façade.
Le caisson de storeCourant d'air au-dessus de la fenêtre, coin de mur froid à cet endroit.
Le linteauBande plus froide au-dessus des ouvertures, parfois une trace de condensation.
La dalle sur caveSol froid au rez, surtout près des murs extérieurs.
Les angles de mursLes taches de moisissure préfèrent les angles hauts des pièces exposées au nord.

Ce que ça coûte

Sur une maison de cette époque, les ponts thermiques peuvent représenter 15 à 20 % des déperditions, et bien davantage en inconfort : ce sont eux qui créent les parois froides, la condensation, les moisissures d'angle. Isoler les grandes surfaces sans traiter les ponts, c'est laisser des trous dans une couverture.

Comment on les traite

L'isolation par l'extérieur est la réponse naturelle : elle enveloppe la façade en continu et coupe les ponts au passage, sauf le balcon, qu'on traite en l'isolant dessus et dessous ou en le remplaçant par une structure désolidarisée. Les caissons de stores se remplacent ou se garnissent. Les linteaux disparaissent sous l'isolant.

Point important pour la subvention : les programmes cantonaux exigent une valeur U cible sur les surfaces traitées, et l'entreprise doit documenter le traitement des points singuliers. Un dossier qui ignore les ponts thermiques peut être renvoyé. Notre article sur l'isolation par l'extérieur détaille la méthode.

L'isolation de la façade est subventionnée au m² dans tous les cantons romands. Estimez le montant avant de demander des devis : il oriente le choix de l'épaisseur.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un pont thermique exactement ?
Un point de l'enveloppe où l'isolation est interrompue ou absente, et par lequel la chaleur s'échappe plus vite qu'ailleurs : balcon, linteau, angle, caisson de store, jonction de dalle.
Peut-on traiter les ponts thermiques sans isoler toute la façade ?
Partiellement : caissons de stores, trappes, passages de tuyaux se traitent seuls. Mais les ponts structurels, balcons et dalles, se règlent vraiment par une isolation extérieure continue.
Les ponts thermiques causent-ils les moisissures ?
Très souvent. Ce sont les zones les plus froides des parois intérieures, donc celles où l'humidité de l'air condense. Les taches d'angle dans une chambre exposée au nord en sont le cas typique.
La subvention exige-t-elle de traiter les ponts thermiques ?
Les programmes cantonaux demandent une valeur U cible et une exécution dans les règles ; les points singuliers en font partie. Un dossier sérieux les documente, et l'entreprise le sait.

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