Maison des années 60 à 70 : les cinq défauts énergétiques typiques et leur ordre de traitement
Une part énorme du parc romand date des années 60 et 70 : construction rapide, énergie bon marché, aucune norme thermique. Ces maisons se ressemblent, et leurs défauts aussi. La bonne nouvelle, c'est que chacun a son remède, et chaque remède a son aide.
Défaut 1 : la toiture, quelques centimètres de laine au mieux
C'est par là que part la plus grande part de la chaleur, et c'est souvent le chantier le plus simple : isoler par-dessus le plancher des combles si elles sont perdues, ou entre et sous chevrons si elles sont habitées. Rapport coût sur économie imbattable. Subventionné au m², et souvent premier dans l'ordre logique.
Défaut 2 : les murs pleins, sans isolant
Béton, brique ou parpaing, 20 à 30 cm, sans rien dedans. Ils évacuent la chaleur et créent des parois froides. La réponse est l'isolation par l'extérieur, qui enveloppe la maison en continu et traite les ponts thermiques au passage. C'est le chantier le plus coûteux et le plus subventionné en valeur absolue, parce que la surface est grande. Notre article sur l'isolation par l'extérieur détaille la méthode.
Défaut 3 : les fenêtres d'origine ou de première génération
Simple vitrage, ou double vitrage des années 80 déjà dépassé, cadres qui ne ferment plus étanche. Elles se remplacent, idéalement en même temps que la façade pour traiter proprement le raccord. Subventionnées dans plusieurs cantons dans le cadre d'une rénovation globale.
Défaut 4 : la chaudière fossile, souvent la deuxième ou troisième
Mazout ou gaz, remplacée à l'identique une ou deux fois depuis la construction. Elle se change en dernier, après l'isolation, pour être dimensionnée sur les besoins réduits. Pompe à chaleur dans la plupart des cas, bois ou réseau de chaleur selon la situation. Forfait plus montant par kW dans les programmes cantonaux. Notre comparatif PAC, pellets ou CAD aide à choisir.
Défaut 5 : les ponts thermiques partout
Balcons filants, linteaux, caissons de stores, dalle sur cave : les signatures de l'époque. Ils se traitent avec l'isolation extérieure, pas séparément. Un dossier de subvention sérieux les documente. Voyez où ils se cachent.
L'ordre de traitement
- Le plan d'ensemble, via un CECB+, subventionné, qui fixe l'objectif et l'ordre.
- La toiture.
- La façade et les fenêtres, ensemble.
- Le chauffage, dimensionné sur la maison isolée.
- Le solaire, en dernier, sur un toit refait.
Traités ensemble ou par étapes planifiées, ces cinq chantiers déclenchent le bonus de rénovation globale en plus des aides de chaque mesure. Étalés sans plan, ils le perdent.
Votre maison est de cette époque ?
C'est le cas où l'aide est la plus élevée. Estimez-la pour vos cinq chantiers, ensemble ou par étapes.
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